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Position de principe de FNE Ile-de-France sur les Data Centers
Avec la montée en puissance du numérique et de l’IA, l’Ile-de-France connaît une accélération de l’implantation
de data centers.
Au vu de la tendance dérégulée que prend l’implantation des data centers sur notre territoire et des multiples impacts sociaux, sanitaires et environnementaux qu’ils engendrent, FNE Ile-de-France se doit à nouveau d’être le garde-fou de l’environnement. FNE Ile-de-France doit porter une voix d’opposition forte contre des projets de data centers dont les effets seraient néfastes sur l’environnement et les populations : chaleur, consommation et effets sur l’eau, pollution atmosphérique, pollution sonore, modification des paysages, utilisation de matériaux, entre autres.
Les data centers requièrent des réseaux électriques et une production d’électricité beaucoup plus grande, ce qui va à l’encontre des engagements de sobriété énergétique. lls s’ajoutent à l’augmentation de la demande en électricité, ce qui pourrait générer des conflits d’usage. La multiplication des data centers va nous contraindre à produire plus d’électricité, notamment avec des installations nucléaires dont les effets se feront sentir sur le très long terme, avec des contraintes financières et environnementales pour l’ensemble du pays. Nous notons aussi que les progrès technologiques se traduisent par un effet rebond qui conduit à la surconsommation des produits numériques et à l’augmentation des consommations d’énergie et de matériaux. L’ensemble du cycle de vie des data centers doit être pris en compte, jusqu’à leur recyclage.
De plus, la chaleur fatale doit obligatoirement être réutilisée. La loi n’est actuellement pas assez contraignante à
ce sujet.
Ces projets aggravent le changement climatique, la dégradation de notre environnement et l’effondrement du vivant. Le développement de ces data centers entre en contradiction avec les objectifs de sobriété et les différents plans qui doivent guider les actions dans la région : sobriété foncière (SDRIF-E), sobriété énergétique et réduction des consommations d’énergie (SRCAE), réduction des prélèvements d’eau (Plan Eau), objectif de qualité de l’air (PPA), réduction de la pollution sonore (Plan Régional Anti-Bruit), …
À l’image d’autres objets de luttes environnementales (nucléaire, aéroports, autoroutes, centres commerciaux entre autres), les data centers et leurs multiples impacts environnementaux doivent être mis au centre du débat public et faire l’objet d’une contestation générale pour freiner la tendance actuelle et contraindre les pouvoirs publics à un encadrement plus strict. Nous regrettons les récents reculs démocratiques sur l’organisation des débats publics lors des projets de data centers. L’économie doit aujourd’hui être soumise aux contraintes environnementales. C’est pourquoi nous demandons que les projets de data centers fassent l’objet de débats publics encadrés par la CNDP ; puis, à l’issue de leur mise en service, soient soumis à un suivi régulier
impliquant les citoyens, sur le modèle des commissions de suivi des sites SEVESO (hauts).
Notons au passage que le développement des data centers va dans le sens d’une utilisation intensive de l’IA (notamment générative), ce qui pose de nombreux problèmes sociétaux et éthiques.



