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Liaison 210 : Pollutions des sens, dangers pour notre santé
Les pollutions sensorielles constituent une menace sous-estimée pour notre santé partout en France, avec des coûts socio-économiques colossaux issus des activités humaines quotidienne. Ces pollutions affectent notre biotope en perturbant audition, vision et perception gustative.
Pollution sonore
La pollution sonore en Île-de-France provient principalement des transports , du bruit de voisinage et des lieux de travail ou d’études, générant un coût sanitaire total de 35,8 milliards d’euros par an et 6,8 milliards non sanitaires, pour un total de 42,6 milliards d’euros annuels. Elle est responsable de 158 000 années de vie en bonne santé perdues chaque année dues à des troubles du sommeil, maladies cardiovasculaires, obésité, diabète de type 2, anxiété, difficultés d’apprentissage et 496 décès prématurés liés au bruit routier seul, auxquels s’ajoutent 3,5 milliards pour médicaments, hospitalisations et autres impacts. Parmi ces sources, le bruit de voisinage représente 10,4 milliards d’euros, dont 62% dus aux particuliers.
Pollution lumineuse
La pollution lumineuse, issue des 11 millions de points d’éclairage public nocturne, des publicités et des écrans émettant une lumière bleue nocive, perturbe l’horloge circadienne en France, entraînant insomnie pour un tiers des Français, obésité, et une perte de productivité de 31,5 milliards d’euros par an. Elle consomme 2,42 TWh d’électricité pour l’éclairage public, malgré les économies des LED qui ne résolvent pas les effets sur la santé non visuelle. Sur la biodiversité, elle altère migrations, reproductions animales et métabolisme végétal, sans chiffrage global précis mais avec des coûts socio-économiques présumés très élevés.
Pollution du goût
La pollution du goût résulte des additifs artificiels dans les aliments ultratransformés, riches en sel, sucres, graisses, édulcorants, exhausteurs et sirops de fructose, qui dérèglent l’appétit et favorisent la surconsommation et l’obésité. Ces AUT génèrent 7,2 millions de pathologies annuelles (cardio-neurovasculaires, diabète, cancers, troubles ostéoarticulaires), 68 000 décès, et un coût évitable de 10,6 à 12,7 milliards d’euros par an pour l’Assurance maladie, complémentaires et entreprises. Des études du Lancet confirment leur lien avec l’essor de l’obésité, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires.


