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Municipales 2026 : des candidats interpellés sur l’avenir des espaces naturels de l’ex-BIP
Février 2026. À l’approche des élections municipales, le collectif Vivre sans BIP interpelle les candidats de plusieurs communes du Val-d’Oise sur un enjeu qui pèsera durablement sur le cadre de vie des habitants : l’avenir des espaces naturels situés sur l’emprise de l’ancien projet d’avenue du Parisis, ex-BIP.
En septembre 2024, le Conseil départemental du Val-d’Oise a abandonné la dernière version connue de ce projet routier. En l’absence de décision sur leur devenir, ces terrains, qui représentent près de 250 hectares d’espaces naturels, restent aujourd’hui sans protection juridique spécifique. Jardins familiaux, friches, prairies, vergers et cours d’eau composent déjà une coulée verte existante, largement utilisée par les habitants et jouant un rôle important pour la biodiversité,la santé et le rafraîchissement urbain.
Pour le collectif, cette situation fait peser un risque de nouveaux aménagements routiers ou assimilés, portés localement. À Soisy-sous-Montmorency, par exemple, un projet de déviation routière a récemment été présenté dans le magazine municipal d’avril 2025, illustrant la persistance de réflexions autour d’infrastructures de circulation dans ce secteur.
Dans ce contexte, le collectif Vivre sans BIP a adressé un courrier à l’ensemble des candidats aux élections municipales des communes de Soisy-sous-Montmorency, Montmorency, Deuil-la-Barre, Enghien-les-Bains, Groslay, Sarcelles, Garges-lès-Gonesse et Arnouville, concernées par le tracé de l’ex-BIP, afin de connaître leur position sur la sanctuarisation des espaces naturels.
Le collectif soutient par ailleurs une alternative non routière, Le Vert Parisis, conçue par la paysagiste Margot Derumez. Ce projet propose de préserver et de revaloriser les espaces naturels existants à travers un projet paysager de continuité écologique sur plusieurs communes. Il est compatible avec les orientations du schéma directeur régional et s’inscrit dans le projet de Grande Ceinture verte porté par Île-de-France Nature.
« Préserver ces espaces n’est pas une question idéologique. C’est un choix concret pour la santé, la qualité de vie et l’avenir de notre territoire », souligne Ghislain Gagny, pour le collectif Vivre sans BIP.
Les réponses, ou l’absence de réponse, des candidats seront rendues publiques début mars 2026, afin d’éclairer les électeurs sur un sujet déterminant pour l’avenir du territoire.