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Élus et associations environnementales (ADENCA, NE77, FNE Ile-de-France, etc.) se sont mobilisés localement pour demander un diagnostic environnemental des pollutions et des nuisances de toutes sortes (eau, air, sols) et des données épidémiologiques.

A la suite de quoi l’Etat, par l’intermédiaire du préfet de Seine-et-Marne, a décidé de financer une étude de zone dans le Nord-Ouest de Seine-et-Marne, suivant la méthode préconisée par l’INERIS. Cette décision est issue du PNSE2, plan national santé environnement, action 32 : « identifier d’ici 2013 les principales zones susceptibles de présenter une surexposition de la population et réduire les niveaux d’exposition de la population et réduire les niveaux de contamination, assurer leur surveillance environnementale,… ». Ici décliné en PRSE (plan régional santé environnement).

 

Une étude de zone, c’est quoi ?

Elle vise à évaluer sur l’ensemble d’une zone d’activité économique, souvent industrielle, les émissions dues aux activités, aménagements, transports induits.

Elle cherche à refléter l’exposition réelle de la population et des milieux aux différents polluants chimiques.

C’est une opération collective animée par un comité de pilotage constitué de cinq collèges : administration, exploitants, élus, associations, personnes qualifiées.

Elle dure 2 à 3 ans, se déroule en plusieurs phases nécessitant un cadrage et un suivi régulier des travaux.

Guide de l’INERIS pour la conduite d’une étude de zone :http://www.ineris.fr/centredoc/drc-guide-etude-zone-v5final101111-1321430999.pdf

 

Une première étude de zone pilotée par le sous-préfet de Mantes a déjà été initiée dans la vallée de la Seine dans le cadre du PNSE2 en 2010.

On trouve notamment dans cette partie de l’Ile-de-France :

-    7 ICPE SEVESO dans la zone industrielle de Mitry-Mory, la plus grande d’Ile-de-France,

-    le plus grand nombre de décharges de France (déchets dangereux à Villeparisis, déchets ménagers à Claye-Souilly, la plus importante d’Europe)

-    nombre d’ISDI, installations de stockage de déchets inertes

-    l’aéroport Charles de Gaulle et toutes les pollutions liées

-    le fort de Courtry/Vaujours pour lequel les élus des communes ont demandé une étude épidémiologique.

 

C’est une zone aux enjeux multiples : densité d’installations et de population importante et en augmentation, urbanisation croissante, activité agricole encore présente, des cours d’eau dégradés, tel le bassin de la Beuvronne.

L’objectif de cette étude est d’évaluer les impacts des activités humaines (industrie, agriculture, transport) sur les milieux, d’évaluer les impacts sanitaires et les risques pour les populations, et de présenter des mesures concrètes de prévention et de gestion adaptées.

Elle est pilotée par la préfecture et la DRIEE qui dispose d’un budget de 150 000€ pour lancer le dispositif.

La première réunion du comité de pilotage a eu lieu le 10 juin 2015.

Après des années d’attente, les associations font part de leur satisfaction et considèrent que cette avancée est importante.

 

Christine GILLOIRE

Chargé de mission Risques industriels

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