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La ligne TGV Atlantique traverse Malakoff du nord au sud en longeant le boulevard Camélinat. Les riverains sont exposés aux bruits et aux vibrations des trains jusque tard dans la nuit. Les TGV Atlantique sont entretenus au Technicentre de Châtillon. Ils s’y rendent en traversant Malakoff au ralenti, après avoir déposé leurs passagers à Montparnasse, les moteurs encore chauds refroidis par de bruyants ventilateurs. Cette nuisance vient s’ajouter aux circulations et, pour certains, aux bruits de la ligne 13 du métro.
Faute de place à Montparnasse, il est fréquent que les TGV en direction du Technicentre s’arrêtent à Malakoff, en pleine voie, au signal 503. Les ventilateurs des motrices restent alors en fonction, vrombissant à toute heure, notamment la nuit. Les murs antibruit existants étant inefficaces, impossible de garder les fenêtres ouvertes, surtout en été. Sans compter les troubles du sommeil que certains endurent. Dans ce secteur, la diversité du tissu urbain (immeubles hauts, petits bâtiments, pavillons) entraîne un important effet de « ricochet » des bruits. La population touchée se situe jusqu’à 500 mètres des voies !

Un développement des lignes TGV (Bordeaux, Rennes) est prévu pour 2017 avec jusqu’à quarante-huit TGV de plus par jour ! Une enquête d’utilité publique lancée sur ce projet, à l’été 2014, a recueilli de très nombreux retours des riverains. Le Collectif s’est créé dans la foulée, le 18 septembre, pour porter ces voix.

Le Collectif a mené une série d’actions pour sensibiliser la population et les autorités : présence aux réunions de quartier, pétitions, concert de casseroles qui ont eu un retentissement médiatique (Le Parisien, France 3). Avec l’appui de la mairie, très active, divers contacts ont été pris auprès de la SNCF, de la préfecture, et le premier point positif est la création d’un observatoire du bruit avec station de mesures.

À la première réunion du 7 décembre, SNCF Réseau a présenté le dispositif de mesures du bruit ainsi que la procédure pour supprimer l’arrêt au signal 503. Le Collectif, qui n’est pas opposé au développement ferroviaire, souhaite que l’Observatoire soit un lieu d’échange, de proposition et d’action, mais l’aveu d’impuissance de SNCF Réseau a été flagrant. Une vraie solution coûte cher et a peu de chances de voir le jour.Le Collectif est soutenu par la députée Julie Sommaruga qui a posé une question à l’Assemblée et organisé une réunion à la sous-préfecture d’Antony. Le Collectif fonde beaucoup d’espoir dans l’action auprès des politiques pour que soit pris en compte le caractère cumulatif des nuisances à Malakoff. Le combat devra sans doute aussi se situer à des niveaux supérieurs afin que la réglementation soit adaptée pour inclure la résorption du bruit dans tout projet de développement des transports.

Le développement du trafic de la ligne TGV Sud-Ouest ne doit pas se faire au détriment du bien-être et de la santé des riverains et c’est cela que le collectif Malakoff TGV défendra avec ferveur.

 

Collectif des riverains de Malakoff contre les nuisances du TGV

 

www.malakofftgv.fr/www.facebook.com/MalakoffTGV

Twitter : @MalakoffTGV

Les résidents de la rue du Rateau se sont alarmés des risques liés à l’exploitation de cette installation classée et se plaignent du bruit engendré. Ils ont saisi la justice, et le tribunal administratif de Montreuil vient d’annuler l’autorisation d’exploiter.

 

170 p 20 DRIEE Data Centers

 

La société Interxion France a construit ce data center en pleine zone pavillonnaire, fin 2012. 9 000 m2 de bâtiments abritant les serveurs (16 600 m2 à terme), quatre groupes électrogènes (huit à terme), quatre cuves de fioul enterrées (capacité de 280 000 l, 560 000 l à terme), cachés derrière une longue façade métallique.

Organisés dans l’association Urbaction93, quelques riverains se sont mobilisés contre cette ICPE* (installation classée pour la protection de l’environnement) et ont obtenu, le 15 octobre 2015, l’annulation de l’autorisation d’exploiter accordée par le préfet de Seine-Saint-Denis le 13 décembre 2013.

Le tribunal administratif s’est appuyé sur les nuisances sonores produites par les systèmes de réfrigération et les groupes électrogènes utilisés en secours, en cas d’interruption de l’alimentation électrique, ce qu’avaient mis en avant les riverains dans leur demande et dans une pétition signée par plus de 400 personnes. Il a aussi pris en compte « un trafic quotidien de l’ordre de 15 véhicules poids lourds », et conclut que « cette absence d’analyse des impacts sonores du projet a ainsi pu avoir pour effet de nuire à l’information complète du public et a été de nature à exercer une influence sur la décision de l’autorité administrative. »

Par ailleurs, le CAUE 93 (Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement) affirme que l’activité du data center de la rue Rateau « n’est pas compatible par “sa nature” avec le caractère résidentiel du quartier et est de nature à porter atteinte à la sécurité publique. »

Ce data center hébergeant les données de plus de 150 clients (grands comptes, start-up, ministères…), le préfet n’a pas exigé la suspension de l’exploitation des installations, mais Interxion France a annoncé qu’il déposera une nouvelle demande de régularisation administrative dans un délai de quatre mois.

Cependant, les riverains restent déterminés car, pour eux, « les projets de data centers ne doivent pas se faire au détriment de la santé des gens.»

*Indépendamment des serveurs informatiques, un data center est équipé de dispositifs qui justifient le classement ICPE :
- Groupes électrogènes alimentés au fioul.
- Stockage du fioul.
- Accumulateurs pour onduleurs.

 

Frénésie de data centers en Seine-Saint-Denis


La plus forte concentration de data centers en Ile-de-France se retrouve au nord de Paris, en Seine-Saint-Denis ; ces zones logistiques abritent les serveurs informatiques indispensables au fonctionnement d'Internet et de la nébuleuse d’applications associées à la téléphonie mobile. C’est sur le territoire de Plaine Commune que la concentration de data centers est la plus forte, pour des raisons historiques et économiques. Ici le passé industriel a généré un maillage en alimentation énergétique et en transport favorable à ces installations, tandis qu’un foncier disponible et bon marché, après le retrait des activités industrielles, a favorisé ces implantations. Pour autant, elles ne placent pas la Seine-Saint-Denis dans l’avant-garde des nouvelles technologies ou d’une économie compétitive. Et en termes d’emplois ces data centers ne sont qu’une illusion. L’Agence locale de l’énergie et du climat de Plaine Commune indique qu’un seul emploi est généré pour 10 000 m2 de data center alors que la densité moyenne d’emploi est de 58 pour 10 000 m2 pour la ville de Saint-Denis.
Pour ce territoire, défavorisé en offres de logement et impacté par un fort taux de chômage, la priorité est de destiner le foncier disponible à l’effort de construction associé à une amélioration significative de l’offre d’emplois.

 

Francis REDON

Environnement 93

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