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Natureparif, l’agence francilienne pour la nature et la biodiversité, avait organisé les 29 et 30 septembre derniers à Paris, en lien avec l’Agence de l’eau Seine Normandie et le GIS Climat-Environnement-Société, une rencontre sur le thème « Climat et biodiversité, la nature source de solutions pour l’Ile-de-France ! »

Plus de 200 personnes ont échangé sur la nature en ville, les milieux agricoles et la forêt, la gestion de la ressource en eau et formulé des propositions pour la COP21 où Natureparif assure une représentation officielle.

 

169 p 19 Printemps des jacinthes

 

Deux constats :

- les solutions fondées sur la nature, comme la végétalisation des toitures et des façades en ville, la restauration de cours d’eau permettent de mieux lutter contre les îlots de chaleur urbains; elles génèrent des économies importantes par rapport aux solutions technologiques classiques et présentent des avantages en terme de santé publique.

Un exemple : l’entretien écologique des espaces verts à Nanterre (92) revient à 61€/an/m² contre 269 € en utilisant les intrants classiques. Autre exemple : la toiture végétalisée de l’école de Chauconin-Neufmontiers (77) permet de stocker 130 à 216 m3 d’eau de pluie par an ce qui évite 647 Kg équivalent CO2/an et une économie de 628 €/an.

- les écosystèmes diversifiés, notamment pour les systèmes agricoles et les forêts, résistent mieux au changement de climat et aux événements traumatiques.

En ce qui concerne les forêts qui représentent 24 % du territoire d’Ile-de-France, elles stockent et fixent le carbone et ont un réel potentiel d’atténuation du changement climatique généré par les activités humaines.

 

Pour une biodiversité en milieu agricole

 L’Ile-de-France émet 3 % des GES agricoles nationaux pour 1,8 % de la surface agricole utile nationale.

La nature peut être une solution si on change les pratiques agricoles notamment si on passe le seuil de 20 % de milieux herbacés semi-naturels qui ne représentent que 11,6 % en Ile-de-France.

Selon Maxime Zucca, naturaliste à Natureparif, les moyens pour arriver à stocker 200 000 tonnes supplémentaires par an dans notre région existent : diminuer les engrais minéraux de synthèse, réduire le rythme des labours, accroître la part des légumineuses, allonger la durée des pâturages et des prairies temporaires, développer les cultures intermédiaires et intercalaires, développer l’agro foresterie et l’enherbement en vergers.

 

Atténuation et adaptation

Ces deux stratégies sont complémentaires pour faire face au changement climatique :

- atténuation veut dire réduire les causes du changement climatique à savoir l’accumulation des gaz à effet de serre ; ce sont, par exemple, les transports propres, ou à empreinte écologique réduite

- adaptation veut dire ajuster les systèmes pour limiter les impacts du changement climatique en fonction des territoires locaux et des spécificités

Ce sont, par exemple, les pratiques agro écologiques pour lutter contre la sécheresse, la déminéralisation des espaces urbains, cours d’école, voirie, par la végétalisation.

Seule la seconde stratégie produit des effets à long terme.

 

A signaler une petite vidéo pédagogique sur le changement climatique: http://www.natureparif.fr

A toutes celles et ceux qui sont intéressés par un WE au cœur du massif des 3 pignons, mais qui ne veulent pas utiliser la voiture ni subir les embouteillages des retours du Dimanche, ce WE spécial est fait pour vous.

Pour y participer :
http://www.an-horizons.org/activites/ 

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