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BIODIVERSITÉ
Déviation de la RN19 à Boissy-Saint-Léger : au bout du tunnel, le passage à faune ?
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Le collectif Les Amis de la forêt Notre-Dame et l’association Vivre à Villecresnes, signataires et partenaires de la troisième charte forestière de territoire du massif forestier de l’Arc boisé, défendent la réalisation du passage à faune entre Grosbois et La Grange, au-dessus de la RN 19.

Un projet colossal que cette déviation de la nationale 19, au niveau de Boissy-Saint-Léger, avec ses 750 mètres de tranchée couverte sur cinq voies (trois pour la montée, deux pour la descente) ! Cette partie « tunnel » maintenant terminée, vient le tour de la tranchée ouverte : 450 mètres dans la forêt régionale de Grosbois, où deux hectares de chênaie ont été détruits, créant un « délaissé » d’une surface équivalente…
Ce sera ensuite la réalisation du diffuseur sud et le raccordement à l’actuelle RN 19. La mise en service est prévue pour décembre 2019… C’est le plus gros chantier routier de l’État en Île-de-France (financé à moitié par la Région). 240 millions d’euros ont été engagés. Sans compter le passage à faune souhaité par les associations, la charte forestière de territoire de l’Arc boisé et les écologues : soit, au sud de la déviation, un passage biologique entre le bois de La Grange, à l’ouest, et la forêt de Grosbois, puis la forêt Notre-Dame à l’est.

Un surcoût de 2,5 millions d’euros a déjà été concédé pour que soit réalisable un passage digne de ce nom (et surtout pas un couloir souterraine comme envisagé initialement !) : le reccordement au niveau du diffuseur sud sera plus encaissé, mettant le passage à mi-hauteur (6 mètres au-dessus de la route, mais 3 seulement au-dessus du terrain naturel). L’ouvrage a été chiffré d’abord à 7,4 millions d’euros (40 mètres de large sur 67 mètres de long) puis à… 4,8 millions en ramenant la largeur à 25 mètres (20 pour la faune et 5 pour piétons, cavaliers et cyclistes). Une liaison écologique qui répond aux orientations du Schéma régional de cohérence écologique et à celles de la Trame verte et bleue. Car un obstacle majeur sera ainsi levé sur l’une des continuités écologiques d’importance nationale : l’axe 16, « axe transversal permettant de relier les continuités 12 et 13 par les massifs de l’Arc boisé d’Ile-deFrance et la Brie francilienne et champenoise ».

Aux différents courriers de notre collectif, il y a deux ans, toutes les réponses ont été unanimes : la Direction des routes, Préfecture de Région, l'AEV ont appuyé le projet.

Un courrier au ministre Nicolas Hulot

La DIRIF nous a appris aussi qu’un budget est prévu au contrat de plan État/Région 2015-2020 pour des études techniques portant sur le génie civil du pont vert. Concernant les emprises foncières nécessaires à l’implantation ouest de l’ouvrage et à sa connexion avec la forêt domaniale de La Grange, les négociations amiables conduites avec le propriétaire (les Friches de Boissy) ont échoué : une procédure de déclaration d’utilité publique (DUP) devait donc être engagée. Le préfet de Région nous précisait alors que cela nécessitait un « délai d’études et de procédures estimé à quatre ans » ! Où en est la DUP, quid du financement ? Depuis décembre 2015, plus de nouvelles ! Notre collectif a donc adressé dernièrement un courrier à Nicolas Hulot et met beaucoup d’espoir en ce nouveau ministre pour débloquer la situation : financement de l’ouvrage, acquisition du foncier et…réalisation simultanée aux travaux routiers. Car le diffuseur sud sera la réalisation finale de la déviation : un pont doit être construit pour l’ex-RN 19 vers Boissy, au nord… Pour l’une des bretelles, il est prévu une déviation provisoire à 2 x 2 voies… puis, pour l’autre, une déviation provisoire à deux voies. Pourquoi ne pas réaliser en même temps le passage à faune ?

Le Collectif Les Amis de la forêt Notre-Dame (AFND)
et l’association Vivre à Villecresnes

Depuis 2013, Vigie-Nature* et Natureparif confirment une érosion de la biodiversité des différents milieux « naturels » franciliens, dont ses hôtes autrefois familiers et abondants. Adieu hérissons, hirondelles de fenêtre, moineaux domestiques et bels argus …

L’homme ne semble pas encore être prêt à côtoyer la nature en Ile-de-France, celle que l’on ne gère pas comme un espace vert, mais à qui on laisse une place en toute liberté. Plus il est présent par ses aménagements et plus les occupants de cette nature pourtant « ordinaire » disparaissent, jusqu’aux moineaux familiers et aux coquelicots et bleuets. Déclarations d’intentions politiques et conseils de bonnes pratiques par les associations naturalistes se succèdent : rien n’y fait ; il ne se passe plus un jour sans que le mitage des espaces naturels ne s’aggrave, que ce soit en faveur de zones pavillonnaires, de mégas centres commerciaux, de plateformes logistiques …

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