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Depuis 2013, Vigie-Nature* et Natureparif confirment une érosion de la biodiversité des différents milieux « naturels » franciliens, dont ses hôtes autrefois familiers et abondants. Adieu hérissons, hirondelles de fenêtre, moineaux domestiques et bels argus …

L’homme ne semble pas encore être prêt à côtoyer la nature en Ile-de-France, celle que l’on ne gère pas comme un espace vert, mais à qui on laisse une place en toute liberté. Plus il est présent par ses aménagements et plus les occupants de cette nature pourtant « ordinaire » disparaissent, jusqu’aux moineaux familiers et aux coquelicots et bleuets. Déclarations d’intentions politiques et conseils de bonnes pratiques par les associations naturalistes se succèdent : rien n’y fait ; il ne se passe plus un jour sans que le mitage des espaces naturels ne s’aggrave, que ce soit en faveur de zones pavillonnaires, de mégas centres commerciaux, de plateformes logistiques …

Les 186 observateurs permanents de vigie-nature qui ont suivi 791 plantes, 84 papillons et 149 oiseaux nicheurs sur près de 200 sites franciliens n’ont pu que se rendre à l’évidence : les papillons ont chuté de 8 % depuis 2005 et les oiseaux de 21 % depuis 2002. Les milieux agricoles sont fortement impactés puisque la diversité des plantes a décliné de 20 % et celle des papillons de 18 % (45 % en culture intensive). 64 % des hirondelles de fenêtre ont disparu depuis 2004 et le grisollement de l’alouette des champs est aujourd’hui exceptionnel. L’étalement urbain concourt également à appauvrir à la fois la biodiversité. Pesticides et désherbants, que ce soit en milieu rural ou urbain, leur sont à tous fatals ! Pour redécouvrir cette nature quotidienne, il faudra bientôt se rendre dans les campagnes en déprise : dommage pour l’abandon des complicités paysans/nature.

 

Le hérisson menacé de disparition ?

Dans le courrier de la Nature, par Christian Philippe Arthur, on apprend qu’environ 1,8 millions de hérissons sont victimes de la circulation automobile en France (par extrapolation de statistiques alsaciennes), puis des pesticides, des anti-limaces, des tondeuses à gazon, des piscines où ils se noient et de la rupture des trames vertes et des haies. Pour de nombreux observateurs dont ceux de la SFEPM**, la situation de ce petit mammifère très utile pourrait s’aggraver si des mesures ne sont pas prises pour mieux le protéger avec, avant tout, un état des lieux des populations, puisqu’aucune étude n’a été faite en France, exceptée en Alsace.

 

Christian WEISS

 

*Vigie Nature, coordonnée par le MNHN

**SFEPM Société pour l’étude et la protection des mammifères

 

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