En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies

Contactez-nousRSSSuivez-nous sur FacebookSuivez-nous sur Twitter

Délaissés d’autoroutes, anciennes carrières, espaces agricoles abandonnés sont des espaces méconnus, souvent dépréciés, appelés aussi friches, terrains vagues ou dents creuses suivant les circonstances. Pourtant ces espaces qui permettent une expression libre de la nature, même en milieu urbain dense, sont particulièrement riches en espèces animales et végétales. Le livre d’Audrey Muratet, « Flore des friches urbaines », en apporte la démonstration et affirme l’opportunité de conforter la nature en ville.

 Des espaces ouverts urbains aux multiples fonctions

Dans notre milieu urbain dense, alors que pollution de l’air et impact du changement climatique se manifestent chaque jour, ces espaces ouverts sont les fonctions à privilégier et à intégrer prioritairement dans les décisions politiques matérialisées par l’organisation urbaine : cycle de l’eau, fixation des polluants et du carbone, ressourcement, calme et contact avec la nature, supports de biodiversité. Plantes et pollinisateurs observés dans les terrains vagues de Seine-Saint-Denis par Plaine commune, le conseil départemental de Seine-Saint-Denis et Natureparif permettent de porter un autre regard sur des espaces enviés par les aménageurs, alors qu’ils sont une aubaine pour la qualité de vie des habitants. L’utilisation des pesticides plus limitée en ville qu’en milieu rural est favorable aux insectes pollinisateurs et dévoile que le milieu urbain devient une zone refuge pour les espèces « colonisatrices » qui rencontrent ici des espaces d’épanouissement.

Le collectif Les Amis de la forêt Notre-Dame et l’association Vivre à Villecresnes, signataires et partenaires de la troisième charte forestière de territoire du massif forestier de l’Arc boisé, défendent la réalisation du passage à faune entre Grosbois et La Grange, au-dessus de la RN 19.

 Un projet colossal que cette déviation de la nationale 19, au niveau de Boissy-Saint-Léger, avec ses 750 mètres de tranchée couverte sur cinq voies (trois pour la montée, deux pour la descente) ! Cette partie « tunnel » maintenant terminée, vient le tour de la tranchée ouverte : 450 mètres dans la forêt régionale de Grosbois, où deux hectares de chênaie ont été détruits, créant un « délaissé » d’une surface équivalente…

JSN Boot template designed by JoomlaShine.com