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AGRICULTURE ET ALIMENTATION
Un projet pour sauver les terres agricoles du triangle de Gonesse
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À l’heure où ces lignes sont écrites, les 700 ha de champs de céréales ont échappé à l’urbanisation, c’est un miracle d’autant que le secteur demeure menacé. Il est traversé par l’autoroute, bordé par des rocades, des entreprises logistiques, et les habitants des villes du secteur ont, en général, une opinion médiocre de villes qu’ils n’ont pas choisi d’habiter. Mais le béton n’a pas encore été déversé sur les champs et le projet EuropaCity qui « tire » le fil de cette urbanisation d’un âge préchangements climatiques est un bâtiment dédié aux loisirs et, dans les faits, le faux nez d’un hypermarché !

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Pourquoi le projet Carma est-il différent ? D’abord, ses concepteurs sont une équipe de bénévoles issus des métiers de l’agriculture, de l’urbanisme et de l’architecture, de la distribution alimentaire, qui ont répondu à l’appel à projet de Paris Métropole (la structure d’aménagement du Grand Paris) demandant de l’innovation sur une minuscule parcelle de 15 ha. Le projet ensuite. Il propose la requalification en agriculture moderne des 700 ha pour créer des emplois intéressants, alimenter en bio les cantines des villes alentour et fournir des produits frais aux magasins locaux. De grandes villes comme Barcelone, Milan… l’ont fait. Ce lieu de production offrira aussi des paysages dans lesquels il fera bon se promener, car la ceinture verte créée par l’agroforesterie mixera arbres et céréales. Au cœur du projet, un Farm’lab, inspiré par celui de Colombes (92), une structure légère avec un centre de formation sur les métiers de l’agriculture et de la rénovation écologique en réseau (sur le modèle du pôle Abiosol qui accueille puis conseille celles et ceux intéressés à devenir paysans), un pôle sur la transition écologique pour enrichir les sols agricoles sans engrais chimique, fournir de l’énergie avec du compostage et la méthanisation des déchets des villes proches.

Du pain de Gonesse sera-t-il de nouveau vendu dans les boulangeries de la Plaine de France ? Carma a besoin que les décideurs prennent conscience que le Grand Paris ne peut en rester à des projets bétonneurs alors que de grandes métropoles agissent pour la transition.

Anne GELLÉ,
Administratrice de Terre de liens Ile-de-France

LE TRIANGLE, ZONE À DÉFENDRE

Liaison 178 370Le Collectif pour le triangle de Gonesse (CPTG), opposé à EuropaCity, était, après Bures en 2016, l’invité d’honneur du rassemblement 2017 des opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les 8 et 9 juillet. En mettant en avant d’autres luttes, le Collectif de NDDL montre bien sa volonté de coordination contre les projets inutiles, dangereux et dispendieux de l’argent public. La nécessité de se rassembler, de débattre, met en évidence une communauté de réflexion contre la consommation d’espaces naturels et agricoles pour des projets conçus à de seules fins financières. Les besoins fondamentaux, la sobriété, le respect de la santé, du climat et de la Terre ne sont jamais les objectifs ; ils n’apportent pas non plus les emplois miraculeux qui séduisent tant nos responsables. Le CPTG a pu, à l’ouverture, présenter la situation de cette lutte et animer deux débats – EuropaCity : quelles initiatives ? avec Carma et Sauvons les terres agricoles périurbaines avec Des terres, pas d'hyper. Le stand très fréquenté a permis de répondre aux demandes d’informations immédiates, d’évoquer les pressions liées au Grand Paris, à une urbanisation très centralisée et d’évoquer les initiatives à venir. Pour répondre à l’entêtement des porteurs du projet EuropaCity, le CPTG et la Convergence Alter EC appellent à la constitution de comités « Terres de Gonesse » dans le plus grand nombre de communes, d’intercommunalités ou d’arrondissements de Paris et à un rassemblement à Paris le 8 octobre après-midi.

ACTUALITÉ
Synthèse des actes des rencontres
"Biodiversité et terres agricoles : agir ensemble, agir maintenant"

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Troisième conférence pour France Nature Environnement (FNE) Ile-de-France, le mercredi 29 novembre 2017, à la Halle Pajol, et nouveaux thèmes développés après la Seine, en 2015, et l’avenir de la voiture, en 2016. Biodiversité et Agriculture donc, avec en perspective la volonté de ne pas juxtaposer ces domaines, mais de favoriser l’évolution vers l’agroécologie. Deux tables rondes et cinq ateliers ont réuni près de 150 participants dans un climat de travail collectif pour des propositions innovantes.

 

L’ILE-DE-FRANCE PEUT MIEUX FAIRE !

Urbaniste, naturaliste et agriculteur sont réunis lors de cette première table ronde traitant du contexte agricole et de l’état de la biodiversité en Ile-de-France.

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L’agriculture, en tant qu’activité économique, a besoin de place et crée peu d’emplois. Elle représente un véritable enjeu en Ile-de-France, particulièrement pour préserver les terres agricoles. Par ailleurs, la simplification des paysages due au remembrement de la région après la Seconde Guerre mondiale a eu pour conséquence la mise en valeur des grandes cultures au détriment des terres agricoles « marginales ».
Selon Christian Thibault, de l’Institut d’aménagement et d’urbanismed’Ile-de-France, il est nécessaire de prendre en compte, dans l’aménagement, la consommation irréversible des espaces et leur fonctionnalité et ainsi « tout faire pour préserver des grands espaces agricoles multifonctionnels en travaillant cette multifonctionnalité y compris pour la biodiversité ». La simplification des paysages agricoles a fait disparaître des éléments indispensables à la biodiversité comme les prairies et les haies.

Pour Maxime Zucca, naturaliste à l’Agence régionale pour la biodiversité, rien qu’en doublant « le nombre de haies [pour passer] de 5 à 10 mètres linéaires par hectare en Ile-de-France, [on aurait] de quoi accueillir près de 30 000 couples supplémentaires d’oiseaux nicheurs ». Cela semble primordial quand on sait que la biodiversité agricole est en déclin avec, par exemple, une baisse de 21 % d’abondance des oiseaux en Ile-de-France au cours des onze dernières années. Les liens entre pratiques agricoles et déclin de la biodiversité sont également mis en évidence bien qu’il soit important de différencier les échelles d’analyses (paysage, exploitation, parcelle), permettant de définir les besoins des organismes et l’effet des pratiques agricoles. Alors que le schéma directeur régional est censé protéger les terres agricoles et les noyaux de biodiversité, cet objectif est rendu difficile par la spécificité même de l’Ile-de-France.

Située dans le Bassin parisien, la région, souvent assimilée à une immense ville, est en réalité composée de 48 % d’espaces agricoles. Elle regroupe plusieurs types de productions, majoritairement céréalières et oléagineuses, mais aussi maraîchères et horticoles. Encore « très céréalière et chimique », selon Luc Janottin de la Chambre interdépartementale d’agriculture, l’agriculture francilienne « se soigne » malgré les fortes difficultés financières dues aux coûts salarial et locatif et à la pression urbaine.

Les problèmes liés au manque de diversification (agriculture spécialisée, activités d’élevage marginales et absence d’abattoirs) sont abordés. Les fermes développent alors de nouvelles activités telles que le tourisme (fort potentiel dû à Paris) ou l’accueil pédagogique. Par ailleurs, une nette augmentation de l’agriculture biologique est constatée entre 2016 et 2017 (20 % soit 9 527 hectares en bio et 4 702 en conversion).
La conversion, période de latence de deux ou trois ans entre le passage à l’agriculture biologique et la reconnaissance par la labellisation, est difficile pour l’agriculteur, explique Emmanuel Vandame, du Groupement des agriculteurs biologiques (GAB) d’Ile-de-France. Les rendements et les revenus baissent drastiquement et les prix intermédiaires ne compensent pas la perte économique. La diversification semble apporter une solution à ces difficultés via les filières (céréalier-meunier-boulanger) ou les circuits courts de distribution. Pour les légumes de plein champ, la Coopérative Bio d’Ile-de-France développe la filière en centralisant les productions et en les redirigeant en circuit court vers des magasins ou des collectivités (lycées et collèges).

©Natureparif O.RICCI

Atelier 3 - Biodiversité, agriculture et changement cimatique
Synthèse des propositions :

  • Accompagnement et formation : fournir aux paysans la possibilité d’un entretien annuel avec un chercheur en agronomie et faciliter l’accès à la formation continue pour les conseillers agricoles des chambres.
  • Bilan carbone et biodiversité : lancer des appels à manifestation d’intérêt reconduits annuellement auprès des agriculteurs pour proposer des bilans biodiversité et carbone.
  • Filières et légumineuses : mettre en place des filières de transformation et de distribution de légumineuses dans des espaces tels que les parcs naturels régionaux où un suivi peut être facilement effectué.
  • Élevage pour le maintien de prairies : organiser des états régionaux de l’élevage avec toutes les parties prenantes, sous le patronage de la Région Île-de-France.
  • Déchets et méthanisation : rédiger une stratégie régionale avec les structures des domaines de l’énergie, des déchets, de l’agriculture et de la biodiversité.
  • Entreprises et régénération des territoires agricoles : créer un fonds de dotation destiné à financer des opérations de transition vers l’agroécologie.
  • Sols, non-labour et couvert permanent : créer une MAE « sols » ; valoriser l’agriculture de conservation ; diminuer, voire supprimer, les herbicides en se fondant sur l’expérience d’agriculteurs.

PLUS DE BIODIVERSITÉ EN MILIEU AGRICOLE

La seconde table ronde est consacrée aux perspectives et aux dispositifs mis en place par les structures pour la préservation et le maintien de la biodiversité dans les milieux agricoles.

L’Agence française pour la biodiversité (AFB), issue de la fusion, le 1 er janvier 2017, entre l’Office national sur l’eau et les milieux aquatiques, la Fédération des parcs naturels nationaux, l’Agence des aires marines protégées et l’Atelier technique des espaces naturels, intervient sur des thématiques liées à l’agriculture comme le foncier ou la trame verte et bleue et développe sa stratégie en matière d’agriculture à travers des actions de recherche, d’accompagnement des territoires ou de soutien à des programmes nationaux tels que le programme Ecophyto, les plans nationaux d’action en faveur des zones humides ou le programme d’investissements d’avenir.

Selon Magali Charmet, nouvelle directrice de la direction régionale Ile-de-France de l’AFB, le concept est toutefois bien défini ; l’idée n’étant pas « de faire à la place de » mais bien de « faire avec » [en réfléchissant] sur les relations à développer avec les acteurs du monde agricole et sur l’articulation des politiques publiques environnementales et agricoles en vue d’une transition agroécologique. » La fusion des trois chambres d’agriculture franciliennes, au 1 er janvier 2018, devrait permettre, là encore, de gagner en efficacité, selon Luc Janottin. Efficacité, oui, mais à condition de continuer à intégrer les questions environnementales dans les activités puisque les agriculteurs sont « conscients de [leur] responsabilité dans le maintien de la biodiversité » bien que cela puisse parfois être contradictoire avec leurs activités économiques. D’ailleurs, des initiatives sont déjà menées sur tout le territoire par les chambres, comme la création de réservoirs de biodiversité et de corridors écologiques, le maintien des prairies ou la création de mesures agroenvironnementales (MAE) et climatiques. D’autres sont en cours de généralisation comme des formations sur l’importance des abeilles et de la pollinisation.

Qu’en est-il des pratiques agricoles ?

L’exemple d’Emmanuel Vandame, encouragé par Cristiana, son épouse, est probant. Sans que cela ait été son objectif premier en se lançant dans la conversion au bio, il a réalisé qu’il était nécessaire de faire attention « à la terre et à ce qui vit dedans ». Ainsi certaines pratiques en agriculture biologique favorisent la biodiversité grâce à la non-utilisation de pesticides : l’emploi de la luzerne dans les assolements pour capter et fixer l’azote de l’air dans les sols, les couverts végétaux, l’arrêt des labours d’hiver (mais la poursuite du labour comme alternative aux glyphosates), etc. Aujourd’hui, « la plus grande satisfaction [d’Emmanuel Vandame], c’est de ne plus monter sur le pulvérisateur » mais de pouvoir répondre aux demandes des consommateurs.

Ces pratiques développent également des interactions, notamment avec la ferme de Viltain pour la revente de la luzerne et avec un éleveur de poules pour la consommation du triticale et des fèveroles. La modernisation agricole a eu pour conséquence une diminution drastique de la biodiversité tant par la spécialisation des systèmes de culture que par l’évolution du nombre de variétés cultivées et la diminution de la diversité génétique. Isabelle Goldringer, directrice de recherches à l’Inra travaillant sur la biodiversité cultivée, img322propose « d'écologiser » l’agriculture en introduisant de la diversité à l’intérieur de la parcelle. L’objectif est d’améliorer la résilience des cultures, de diminuer les intrants, de stabiliser la production et de s’adapter aux changements de climat en mélangeant les variétés ou en sélectionnant des populations dynamiques différenciées et adaptées aux systèmes agricoles écologiques (approche participative). Cela implique un travail collectif de tous les acteurs concernés, y compris les agriculteurs.

C’est ce que souhaite Frédéric Moulin, de GRTgaz, pour l’entretien différencié des bandes de servitudes sur le tracé des 3 000 kilomètres de canalisations de gaz en Île-de-France : « Ce que l’on cherche à développer, ce sont vraiment des coopérations locales, que cet entretien soit fait avec les acteurs du territoire pour qu’ils prennent en compte les enjeux de biodiversité. » Un partenariat avec l’assemblée permanente des chambres d’agriculture a ainsi été fondé. Les engagements pris par GRTgaz comme « faire des bandes de servitude des éléments de la trame verte et bleue, bannir progressivement l’usage des produits phytosanitaires, améliorer la connaissance sur les relations entre la biodiversité et les ouvrages et réintroduire la biodiversité sur l’ensemble des sites industriels » sont reconnus au titre de la stratégie nationale de la biodiversité. Le partenariat a également vocation à développer la production de gaz renouvelable (biogaz ou biométhane) en accord avec la Loi de transition énergétique pour la croissance verte qui vise 10 % de gaz renouvelable dans les réseaux, GRTgaz augmentant l’objectif à 30 %.

©GRTgaz D.COULLIER

Atelier 4 - Biodiversité et terres agricoles face à la pression foncière
Synthèse des propositions

  • Pour les propriétaires de terres agricoles : sensibiliser sur l’intérêt du maintien de la biodiversité et accompagner l’installation d’agriculteurs soucieux de sa préservation ; généraliser les baux ruraux intégrant des clauses environnementales.
  • Pour les collectivités : coordonner les interventions entre collectivités pour éviter la superposition des échelles d’intervention ; encourager les partenariats agriculteurs/collectivités pour promouvoir une alimentation locale saine ; assurer un suivi des outils existants (ZAP, ZPNAF, PRIF, baux environnementaux) par les chambres d’agriculture, l’Agence régionale pour la biodiversité, les réseaux techniques des syndicats agricoles.
  • À propos de la compensation environnementale, dernier recours du processus « Eviter-Réduire-Compenser » : garantir une équivalence de qualité entre le milieu sacrifié et celui servant de compensation environnementale ; réaliser la compensation dans un périmètre à proximité du milieu détruit et des habitants lésés ; créer un outil de gestion des terres de compensation suivi par une instance participative incluant des membres de la société civile pour que le citoyen soit « acteur de son territoire » ; être attentif au « principe de l’unité de compensation ».

CLÔTURE DE LA MATINÉE

Bruno Millienne, conseiller régional d’Ile-de-France, député de la 9 e circonscription des Yvelines et président de Natureparif, relève l’urgence que représente la préservation de la biodiversité dans les milieux agricoles et l’importance de permettre aux agriculteurs de vivre de leur métier. Les engagements de la Région sont présentés, ainsi que trois « chantiers » à mettre en œuvre : changer notre perception de la nature pour la considérer non pas comme « une ennemie, mais une alliée », accroître le soutien donné à une agriculture respectueuse de l’environnement et repenser les aides agricoles aux niveaux régional et européen en faveur des MAE ou de l’installation de nouveaux agriculteurs. Pour Bruno Millienne, nous sommes « dans une phase de mutation à la fois alimentaire et agricole importante », il est donc fondamental de permettre le dialogue entre tous les acteurs.

Atelier 1 - Consommer mieux pour préserver la biodiversité
Synthèse des propositions

  • Éducation : former et sensibiliser les consommateurs et les producteurs grâce aux lieux de transition (cantines ou jardins partagés).
  • Distribution : proposer des dispositifs innovants de valorisation des produits bio avec le soutien des pouvoirs publics.
  • « Reliance » : faire connaître le producteur au consommateur en favorisant les lieux de rencontres telles les caves des viticulteurs.

 

PROJECTION DU FILM NOURRIR LE GRAND PARIS

img389Avec le regain de l’agriculture locale, de quelles solutions disposons-nous aujourd’hui sur notre territoire pour nourrir une population de 7 millions d’habitants ? La construction du Grand Paris aura-t-elle un impact sur le futur modèle alimentaire métropolitain ?

Urbaniste de formation, Wilfrid Duval s’est passionné pour la vidéo. Il s’est alors orienté vers le Web documentaire pour devenir vidéaste urbain. Aujourd'hui, il réalise des courts et moyens métrages sur le phénomène de métropolisation. Son objectif est de mettre en avant les dynamiques urbaines en action dans les grandes métropoles mondiales, avec comme sujet de prédilection la Métropole du Grand Paris.

Voir la vidéo : http://urbaparis.fr/nourrir-le-grand-paris/

Urbaparis.fr / Youtube urbaparis / Facebook urbaparis / Twitter urbaparis

Atelier 2 - La biodiversité dans les aides publiques agricoles
Synthèse des propositions

  • Tendre à une logique de résultats pour faciliter les innovations techniques connectées aux réalités de terrain.
  • Porter une attention spécifique à la temporalité des politiques publiques qui n'est pas forcément celle de la biodiversité.
  • Simplifier les procédures et donner plus de visibilité sur ce qui se finance dans les politiques publiques pour la biodiversité.
  • Développer localement les sciences participatives et les observatoires agricoles de la biodiversité pour créer de la connaissance et du lien.
  • Promouvoir des contractualisations sur la gestion des espaces publics et pour approvisionnement dans les cantines.

Atelier 5 - Quelle place pour la biodiversité dans les formations agricoles ?
Synthèse des propositions

  • Enseigner autrement : favoriser la pluridisciplinarité et le travail collectif ; faire évoluer les référentiels de formation (plus de biodiversité dans les modules) ; former les formateurs (Bergerie nationale) et les responsables d’exploitation des lycées agricoles (exemple du programme « Vigie-Nature École ») sur la biodiversité ; développer les partenariats en faveur de la protection des milieux naturels entre lycées agricoles et lycées d’enseignement général et entre associations d’environnement et lycées agricoles.
  • Partager une vision des enjeux de la biodiversité sur l’exploitation agricole : les outils pédagogiques et de diagnostic favorisent la confrontation entre savoir théorique et observations de terrain et remettent en cause les idées reçues sur la biodiversité.
  • Produire autrement : la formation peut impulser d’autres pratiques agricoles plus respectueuses de la biodiversité comme l’utilisation raisonnée des produits phytosanitaires ou la valorisation des infrastructures agroécologiques.

 

CLÔTURE DES RENCONTRES

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En clôture de cette journée, un message fort : la Région veut protéger la biodiversité et les terres agricoles.

Pour Anne Cabrit, conseillère régionale d’Ile-de-France, déléguée spéciale chargée de l'agriculture et de la ruralité et présidente de l’Agence des espaces verts, cela passe par la création de l’Agence régionale pour la biodiversité pour rester vigilant sur la fragmentation des espaces ou l’imperméabilisation des sols, le soutien aux agriculteurs pour plus de résilience et d’efficacité, l’innovation, la diversification ou le développement de circuits de proximité (partenariat avec la Seine-et-Marne pour alimenter les lycées de produits issus d’une agriculture biologique et locale).

La Région veille et présentera sa nouvelle politique agricole en 2018 qui devrait reprendre les points abordés lors de ces rencontres : « Dans tout ce que vous avez dit, j’avais l’impression de revoir le pacte agricole régional que l’on va proposer endébut d’année [...] ; je suis contente qu’on le partage avec toute l’assemblée. »

©Laura Aupiais

 

Organisatrices des rencontres
Catherine RIBES, bénévole en charge de la biodiversité
Sophie VERDELLET, responsable événementiel

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